dimanche 16 mars 2014

Meurtres pour rédemption

Couverture Meurtres pour rédemption
Auteur: Karine Giébel
Ed.: Pocket
Sortie: 2012
Genre: Policier
Synopsis
Si jeune, Marianne devrait être insouciante et rêver à l'avenir, des projets plein la tête. Mais son seul rêve, c'est la liberté. Car Marianne est en prison. Perpétuité pour cette meurtrière. Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l'univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les brimades, les coups, les humiliations. La tête haute, toujours. Elle s'évade parfois, grâce à la drogue qu'elle paye en nature, grâce aux romans qu'on lui laisse lire, grâce à ses souvenirs aussi. Grâce au bruit des trains, véritable invitation au voyage. Elle finit par apprendre l'amitié, la solidarité, et même... la passion. Mais sans aucun espoir de fuir cet enfer, hormis dans ses rêves les plus fous. Et puis un jour, l'inimaginable se produit. Une porte s'ouvre au parloir. Trois hommes, trois flics lui proposent un odieux marché, lui offrant une possibilité de quitter ce purgatoire. Mais en échange de sa liberté elle devra tuer pour eux. Des derniers meurtres à commettre… pour rédemption.

Mon avis

Euh ... oui ... mais sans plus! Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé ce livre. Je vais plutôt dire que j'ai apprécié mais sans plus. Beaucoup de clichés: jeune fille de la bourgeoisie de 21 ans, orpheline de père et de mère, qui n'a jamais été aimé de ses grands-parents qui voulaient d'elle un modèle d'excellence. Ce sont des aristos dédaigneux, très superficiels, très "prout ma chère". Elle se rebelle, est très borderline et hyper violente. Elle n'a aucune limite. 

Ensuite, vient se greffer à ça, une surveillante monstrueuse et diabolique. Une autre, comme de bien entendu, tout à fait à l'opposé: très gentille et trop humaine pour faire se métier. Et puis: LE surveillant chef, celui qui va tomber amoureux de la détenue. Il va faire tomber toutes ses barrières, ses limites, plus rien ne comptera pour lui que Marianne.

Une héroïne qui est mise dans la position de "victime", pensez donc, elle tue le petit vieux qu'elle braquait par "accident", le flic qui l'arrête car elle n'avait pas le choix, place l'autre policière en chaise roulante. Elle tue également une gardienne et une détenue pour se défendre. On tourne un peu en rond dans cette histoire, on victimise Marianne, on tente de faire pencher la balance.

Je n'ai eu que rarement de la compassion pour elle. J'en ai eu plus pour Daniel, qui s'est laissé emporter par cet amour destructeur. Tout comme pour Franck qui va faillir à sa mission, qui va mettre en péril la vie de sa petite fille. Tout ça pour Marianne!

Après mon flop de "Les morsures du doute", je n'adhère pas trop à "Meurtres pour rédemption". Trop facile, trop cliché, les réflexions et le échanges des différents personnages sont trop basiques. Sorry pour les fans de Karine Giébel, mais j'ai tenté à nouveau et j'en ressors dubitative. C'est pourtant un gros pavé, puisqu'il fait 988 pages, que j'a lu sans suspense ni angoisse. Je n'avais qu'une envie ... que cela se termine au plus vite.


organisée par Vepug



4 commentaires:

  1. Étant fan de Karine Giebel, mon avis est plutôt différent mais il en faut pour tous les goûts... Donc on peut effectivement ne pas aimé.
    Ce que j'aime dans les LC est justement de lire les différents ressentis. Bises

    RépondreSupprimer
  2. J'ai adoré ce livre, un sujet qui n'est pas vraiment commun et qui m'a beaucoup plu et surtout touché !!! j'ai adoré ces presque 1000 pages, un très gros coup de cœur, encore un !!!

    RépondreSupprimer
  3. Oh dommage! Du coup, si je dois tenter un livre de cette auteure, ça ne sera pas celui-là! :S

    RépondreSupprimer
  4. Mon avis est complètement opposé au tien mais je peux comprendre ton ressenti : j'ai aussi eu des passages où je me suis dit "Hey ma fille, tu l'a quand même un peu mérité !" mais les dernières pages sont vraiment très fortes je trouve.

    Je te rejoins sur l'attachement aux personnages masculins (Daniel et Franck) qui font vraiment vivre l'histoire.

    RépondreSupprimer

Merci pour votre commentaire